IMAGES DEGUEULASSES D'UN SAFARI SENEGALAIS
Les images du roi d'Espagne pratiquant la chasse à l'éléphant alors que son pays est en crise et ses sujets paupérisés avaient à juste titre choqué l'opinion, comme m'a déplu profondément le reportage du journal de Saône-et-Loire sur quelques chasseurs aussi nantis que suffisants posant devant les tristes dépouilles de leurs trophées sénégalais.
Ah ! Ils peuvent être fiers d'avoir mis à mort, pour rapporter en France quelques bouts de corne, antilopes, phacochères et même un buffle de savane que l'article dit « extrêmement rare » dans ce pays d'Afrique de l'ouest.
Je ne mâcherai pas mes mots : les images de ces nemrods et de leurs victimes me paraissent particulièrement dégueulasses, d'autant plus qu'un tel tableau de chasse coûte plus de 3000 euros indique la publication.
Avec une telle somme, ne peut-on pas visiter plus intelligemment quelques pays pauvres ayant besoin d'un tourisme intelligent. Intelligent, car qui dit voyager dit aussi entrer en contact avec la population, découvrir sa manière de vivre en la partageant et s'intéresser à sa culture. Or, que lis-je ? Que l'armurier organisateur de l'expédition a tout bien prévu et pensé : les cases « africaines » sont climatisées, démoustiquées et le rite quotidien comprend midi et soir, je cite « une pause conviviale et réconfortante : apéro, repas « à la française » et sieste...
C'est sûr que nos chasseurs vont beaucoup progresser dans le domaine des mœurs sénégalaises en déjeunant comme dans l'Hexagone ! Je tenais à stigmatiser ce comportement d'une autre époque. Tout simplement !
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