DE L'AVENIR COMPROMIS DU PETIT COMMERCE AMBULANT
DE L'AVENIR COMPROMIS DU PETIT COMMERCE AMBULANT
Si je mets cette info sur ce blog et non sur mon blog mexicain, c'est parce qu'elle représente un coup de gueule et que ce site est donc plus adapté. Dans une ville mexicaine que j'aime bien, mais que pour une fois je ne nommerai pas, les petits commerçants ambulants, installés sur la grande place centrale dite Zócalo mettent de la couleur et une aimable animation. Or, un ami mexicain m'a expliqué récemment qu'ils venaient d'être interdits par la police s'appuyant bien sûr sur la loi. Auparavant, ce commerce non autorisé prospérait grâce à quelques « arrangements » de type local mais depuis le changement de pouvoir politique, le règlement s'est apparemment durci, sans doute pour satisfaire les commerçants patentés qui y voient une concurrence déloyale : j'ai déjà rencontré ce type de problème dans le nord de la France où ceux qui ont pignon sur rue ne supportent pas les plus pauvres qui tentent de survivre.
Et c'est justement le problème au Mexique où les inégalités sont importantes, où les uns roulent dans des voitures que je ne pourrais pas m'offrir, où les autres proposent pour gagner de quoi manger des chewing-gums à un pesos, ou quelques bijoux de pacotille, lavent les pare-brise des voitures pour une piécette, vous cirent les chaussures à la va-vite avec leur petit matériel transportable.
Non seulement ces braves gens mettent de la vie dans les rues mexicaines, mais de surcroît, avec ces petits boulots, ils survivent honnêtement. Espérons que des mesures trop strictes ne les pousseront pas vers la délinquance. D'autant plus que cette rigueur touche particulièrement les personnes dites « indigènes » qui ne sont pas les plus favorisées !
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