EXCLUE DU LYCEE MILITAIRE POUR AVOIR FREQUENTE L'INTERNAT DES GARCONS
Autun, le lycée militaire dresse au pied des monts sa fière silhouette qui domine le lac du Vallon. De belles plantations, héritières du jardin de Le Nôtre, conduisent le regard jusqu'au château paré de riches tuiles bourguignonnes, un endroit semble-t-il idyllique. Et pourtant, en 2012, alors que souffle en France un vent de liberté, deux élèves ont été exclus, raconte le journal de Saône-et-Loire parce qu'une jeune fille de classe terminale, interne dans l'établissement, a été surprise dans la chambre d'un garçon, Roméo dont l'amoureuse avait largement dépassé l'âge de la célèbre Juliette. Pour mémoire une citation : « Quinze ans ! Ô Roméo ! L'âge de Juliette » d'Alfred de Musset
L'autorité militaire qui a prononcé l'exclusion temporaire des deux jeunes gens veille donc à l'étanchéité des internats, nous donnant l'impression d'appliquer des règles d'une autre époque, antérieure à 1968, quand les étudiants préféraient à juste titre l'amour à la guerre et luttaient pour cela. Certes on peut comprendre qu'une sanction soit prononcée, après réflexion et sans troubler l'examen en cours, puisque le règlement de l'internat n'a pas été respecté. Mais dans ce cas précis, comment ne pas se souvenir qu'avant de recevoir les Enfants de Troupe, les bâtiments étaient ceux d'un séminaire où il était logique de préserver la chasteté des novices.
Aujourd'hui, ne serait-il pas judicieux, monsieur le Colonel, de prévoir des chambres doubles pour les jeunes couples déclarés ? La liberté d'aimer n'est pas toujours la licence, mais quelquefois, les interdits atteignent la limite de l'admissible.
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